Un drame conjugal s’est produit le mercredi 14 janvier 2026, aux environs de 21 heures, au quartier Kassaï, non loin du rond-point de la Femme, dans le 3ᵉ arrondissement de la ville de Sarh. Une femme âgée de 37 ans, prénommée Modène, a été violemment tuée à coups de machette. Le principal suspect est son mari, actuellement en fuite.
Selon les informations recueillies sur place, le secrétaire de séance à la mairie de Sarh, Sidothe Beteloum, s’est rendu sur les lieux vers 23 heures, après avoir été alerté par le frère cadet de la victime. À son arrivée, il a constaté le décès de la victime, dont le corps présentait plusieurs blessures causées par des coups de machette, notamment au niveau du cou et de la tête.
Le père de la victime, Nodjimadji Yal, affirme que sa fille vivait depuis longtemps des difficultés conjugales avec son mari. Selon lui, les problèmes ont commencé au village Kaga, dans le département de Bragoto, où le mari aurait détruit les ustensiles de cuisine de Modène avant de la chasser du domicile conjugal. La victime s’était alors réfugiée chez sa mère, avant de rejoindre son père à Sarh sur son conseil.
Il ajoute que, pendant son absence pour les travaux champêtres au village, son gendre est arrivé à Sarh et s’est installé dans sa concession. Bien qu’opposé à cette présence, il a fini par accepter après des médiations familiales, d’autant plus que sa fille avait consenti à reprendre la vie conjugale.
Cependant, les tensions ont rapidement refait surface. Le mari aurait accusé un ami d’entretenir une relation avec sa femme. Le conflit avait été réglé et le suspect avait présenté ses excuses avant de quitter la maison, justifiant avoir eu un travail de fabrication de briques au village Badara.
La veille du drame, le mercredi 14 janvier, le suspect aurait appelé son beau-père pour l’informer de son passage dans la soirée. « Le soir, nous étions en famille. Fatigué, je suis allé me coucher. Peu après, vers 21 h 30, j’ai été appelé en urgence pour me rendre sur les lieux. À mon arrivée, ma fille était déjà décédée », confie le père.
Les autorités ont été saisies et une équipe de la brigade s’est rendue sur place pour les constats d’usage. Le frère cadet de la victime, présent avec elle au moment des faits, a été brièvement interpellé dans le cadre de l’enquête. Le père affirme également avoir reconnu sur les lieux des empreintes de pieds nus qu’il attribue à son gendre.
Malgré plusieurs tentatives pour le localiser, le présumé auteur demeure en fuite. Les recherches se poursuivent afin de le retrouver.