Ce 24 janvier, les autorités ont honoré la mémoire du feu Général Mahamat Abdramane Darbaye en inaugurant une avenue de N’Djamena en son nom. Qui était cet officier ?
« Il est mort pour la patrie. » Le 12 décembre 2006, Général Mahamat Abdramane Darbaye, en service recommandé, meurt à Hadjar Marfaine dans le Wadi-Fira, alors qu’il était Directeur général 2e adjoint de la Gendarmerie nationale. Hadjar Marfaine est célèbre pour les combats féroces entre les groupes rebelles et l’armée nationale tchadienne dans les années 2006.
Officier général de l’Armée nationale tchadienne, Mahamat Abdoulaye Darbaye est né le 22 décembre 1964 à Fada dans la province de l’Ennedi Ouest. Le métier des armes, l’officier l’a choisi très tôt, à 14 ans, en intégrant le Frolinat. Plus tard quand il obtient son baccalauréat série C en 1988, il poursuit ses études supérieures à l’école des officiers de l’armée égyptienne à Caire. Il en ressort avec une Licence en 1990. Dès lors, il enchaine avec les diplômes dans le domaine militaire notamment en France.
Au pays, Général Mahamat Abdramane Darbaye a occupé plusieurs fonctions de haut niveau, notamment directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale, préfet dans plusieurs départements, directeur de formation et d’organisation à l’état-major général des armées, ainsi que commandant de légions et d’unités spécialisées, au Tchad comme à l’international, notamment au sein de la mission des Nations unies au Rwanda. Son parcours est salué comme celui d’un officier discipliné, courageux et profondément attaché à la République.
« Feu Général Mahamat Abdramane Darbaye était un homme d’exception, il fut un intrépide guerrier, un homme de grand cœur, un bon serviteur, un rassembleur et un grand leader courageux, déterminé et animé par un profond sens de l’honneur. Il a consacré sa vie au service de la patrie », résument ses proches.
Au-delà du soldat valeureux, le défunt est présenté comme « un homme profondément humain, aimant sincèrement sa famille dans son ensemble, qu’il protégeait et chérissait avec dévouement. »
En reconnaissance de ses valeurs et son sacrifice pour la nation, le gouvernement a honoré sa mémoire ce 24 janvier 2026, 20 ans après sa mort. Une avenue de N’Djamena, allant de Patte d’oie dans le 10e arrondissement au quartier Amsinéné dans le 1er arrondissement de N’Djamena, porte désormais son nom. Un symbole pour sa famille.