Originaire de Fada N’Gourma, Adamou Koanda alias Kael Adams est un artiste burkinabè passionné par la musique depuis l’enfance. Formé dans une troupe locale, où il a appris le chant et la maîtrise de plusieurs instruments, il décide de se lancer dans une carrière solo en 2016. Depuis, il s’impose comme une voix influente dans le paysage culturel du Burkina Faso, mêlant tradition et modernité. Il est l’invité du jour de l’émission « Nous Vaincrons ».
Pour l’artiste, le Burkina Faso est un véritable trésor culturel, abritant environ soixante ethnies aux traditions riches et variées. Chaque groupe exprime son identité à travers les danses, les vêtements, et la gastronomie, avec des plats tels que le Babenda des Mossé ou le Kalambayari des Gourmantché.
Cette diversité nourrit et inspire les expressions artistiques locales, qui gagnent aujourd’hui en reconnaissance. La perception de la culture a évolué. Autrefois délaissée et parfois réservée aux personnes handicapées, elle suscite désormais une fierté nationale, et la jeune génération cherche à s’inspirer des artistes locaux plutôt que des modèles internationaux.
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Malgré cet essor, les défis demeurent. Adamou Koanda souligne le besoin urgent de financement des initiatives culturelles, de création et de production artistique, ainsi que d’infrastructures adaptées pour les artistes.
Il plaide aussi pour la réhabilitation des salles de spectacle, souvent en mauvais état, et pour un accompagnement renforcé des acteurs de l’art afin qu’ils puissent vivre de leur talent, saluant au passage la récente loi sur la vie de l’artiste.
La culture burkinabè a un impact économique et social significatif. Festivals et événements, comme la SNC, génèrent des retombées pour les communes et les acteurs économiques locaux, tout en renforçant la cohésion sociale et la découverte des différentes ethnies.
Adamou Koanda appelle les nouvelles générations à préserver et transmettre leur héritage culturel, en valorisant l’identité et le respect des aînés. Pour lui, investir dans la culture, c’est investir dans l’avenir du Burkina Faso.
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