La déléguée provinciale de la Femme et de la Petite enfance du Moyen-Chari, Nekarnodji Dionbang, a réagi après le meurtre tragique de la dame Maudène, survenu à Sarh. Ce drame familial, qui a profondément choqué la population, s’est produit dans la soirée du mercredi 14 janvier 2026.
Âgée de 37 ans, la victime a été mortellement agressée à la machette par son époux aux environs de 21 heures. Les faits se sont déroulés dans le quartier Kassai, non loin du rond-point de la Femme, dans le 3ᵉ arrondissement de la ville de Sarh.
Face à cette situation, Nekarnodji Dionbang, est sortie de son silence le mardi 20 janvier 2026 à travers une déclaration officielle. Elle a fermement condamné cet acte, qu’elle a qualifié de grave et d’inacceptable. Selon elle, les violences basées sur le genre constituent un danger sérieux pour la paix sociale et le vivre-ensemble.
Dans sa déclaration, la déléguée provinciale a révélé que ses services ont enregistré 158 cas de violences, toutes formes confondues, dont 93 cas de violences physiques. Ces chiffres, a-t-elle souligné, témoignent de l’ampleur du problème dans la province du Moyen-Chari.
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Pour lutter contre ce fléau, Nekarnodji Dionbang, a insisté sur la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation et d’encourager la dénonciation des actes de violence. Elle a également appelé à l’application stricte des textes en vigueur relatifs aux violences basées sur le genre.
Cette lutte, a-t-elle précisé, doit se mener avec l’appui des médias, des leaders religieux, des chefs traditionnels et des organisations de la société civile. « Nous espérons une prise de conscience collective afin de protéger les femmes et les enfants et de prévenir de nouveaux drames dans la province », a-t-elle conclu.