Un événement intitulé « L’éducation à la paix à la lumière des enseignements islamiques » se tiendra le 7 février prochain à Colombo, réunissant des responsables religieux, des représentants de la jeunesse et des acteurs de la société civile afin de réfléchir au rôle de l’éducation face aux défis auxquels sont confrontées les jeunes générations au Sri Lanka.
Ce programme s’inscrit dans une série d’initiatives interreligieuses en matière d’éducation à la paix, visant à renforcer le dialogue et la coopération entre les différentes communautés de foi.
Ces efforts font suite à un programme organisé le 22 novembre dernier, intitulé « L’éducation à la paix issue des enseignements du Bouddha », qui s’est tenu au temple Sunetra Devi Purana Rajamaha Viharaya à Pepiliyana. Lors de cet événement, des dirigeants bouddhistes, chrétiens et musulmans, aux côtés de jeunes participants, ont échangé sur des solutions éducatives permettant de reconnecter les enseignements religieux de paix avec les nouvelles générations.
Au Sri Lanka, où le bouddhisme est reconnu comme religion d’État, les valeurs de paix et de compassion issues des enseignements religieux sont considérées comme des valeurs publiques dépassant les convictions personnelles, contribuant à façonner l’identité nationale et l’ordre social. Toutefois, dans un contexte de transformations sociales rapides, des préoccupations croissantes émergent quant à l’éloignement progressif des jeunes vis-à-vis de la vie religieuse.
Face à cette réalité, responsables religieux et éducateurs ont mis en avant l’importance d’une éducation à la paix centrée sur la jeunesse, comme moyen de surmonter les divisions interconfessionnelles et de renforcer des valeurs communes. Le programme de novembre s’est ouvert par une cérémonie traditionnelle d’allumage de la lampe à huile, suivie de l’hymne national et de performances culturelles sri-lankaises. L’organisation HWPL (Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light) a ensuite présenté les objectifs et la structure de son programme d’éducation à la paix, conçu pour être appliqué dans divers contextes religieux. Des présentations ont suivi sur les pratiques de paix inspirées des enseignements bouddhistes, ainsi que sur les activités de jeunesse menées par l’IPYG (International Youth Peace Group), mettant en lumière le rôle des jeunes en tant qu’acteurs de paix.
Près de 100 personnes ont participé à cet événement, parmi lesquelles des responsables religieux et sociaux tels que le Vénérable Welampitiye Sumanajothi Nayaka Thero, le Révérend Isaac Deynel Dixon, ainsi qu’Abdullah Mohadin, directeur du Centre de recherche en études islamiques, aux côtés de nombreux jeunes.
Le Vénérable Welampitiye a déclaré : « La paix commence par la pratique individuelle et s’étend ensuite à la société et au monde », ajoutant que « les enseignements fondés sur le respect de la vie constituent le point de départ pour réduire la violence ». Il a également souligné que « cet événement a démontré que la coopération interreligieuse ne consiste pas à fusionner les doctrines, mais représente une approche concrète permettant à chaque religion de transmettre ses valeurs de paix aux jeunes générations dans son propre langage. Il a été particulièrement significatif de présenter un modèle collaboratif dans lequel les ONG de paix jouent un rôle de facilitateur en fournissant des cadres éducatifs et des plateformes de coopération, tandis que les religions agissent comme principaux acteurs en offrant une orientation fondée sur leurs enseignements ».
Dans un contexte où de nombreux jeunes peinent à renouer avec les traditions religieuses, cette initiative vise à réintroduire les valeurs de paix et de compassion à travers l’éducation à la paix. William Sukumar Rockwood, directeur général de la Commission des plaintes de la presse du Sri Lanka (PCCSL), a souligné l’importance publique de l’événement, notant qu’il avait réuni le bouddhisme, l’hindouisme, le christianisme et l’islam dans un espace commun de dialogue. Il a rappelé que la langue avait historiquement contribué aux divisions entre religions, mais que la réintroduction de l’anglais dans les programmes scolaires avait créé un terrain commun favorisant la communication entre les communautés. Il a également insisté sur l’importance du respect mutuel et de la compréhension culturelle, soulignant que, bien que toutes les religions enseignent la paix, celle-ci ne peut être réalisée que si ces enseignements sont activement mis en pratique.
Le programme prévu en février devrait prolonger ces échanges en examinant l’éducation à la paix à travers les enseignements islamiques, contribuant ainsi à approfondir le dialogue interreligieux autour de l’engagement des jeunes et des valeurs sociales partagées.
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29 janvier 2026 par ,