La Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) a confirmé la capacité du Maroc à sécuriser de grands événements sportifs. Depuis le coup d’envoi de la CAN, aucun incident majeur n’a été enregistré, preuve de l’efficacité du dispositif mis en place par les autorités du Royaume.
Pour la CAN 2025, le Maroc a déployé d’importants moyens humains et technologiques. Plus de 3 500 agents ont été recrutés et formés, 6 000 caméras installées, une présence policière renforcée autour des stades et dans les villes hôtes, ainsi qu’une surveillance aérienne assurée par drones. Les supporteurs ont dû franchir jusqu’à sept niveaux de contrôle avant d’accéder aux gradins, une première dans l’histoire de la CAN.
« Le succès de la CAN ne se mesure pas seulement au football produit sur la pelouse, mais aussi à la solidité, souvent invisible, de la sécurité qui entoure chaque rencontre », avait déclaré le chef de la sécurité de la Confédération africaine de football (CAF), Christian Emeruwa rapporté par Le Monde.
La gestion rigoureuse des flux a été au cœur de la stratégie, afin d’éviter tout mouvement de foule selon l’ex-officier de la gendarmerie royale, Nizar Derdabi. Les expériences malheureuses observées lors de précédentes compétitions internationales ont servi de base de formation aux forces de sécurité marocaines, avec un accent mis sur la prévention et la maîtrise du public. « Il s’agit de cas d’école sur lesquels les forces de sécurité marocaines ont été briefées pour adopter des comportements plus diplomates qu’à l’accoutumée », a ajouté Nizar Derdabi.
Autre innovation notable : l’installation de tribunaux mobiles et de commissariats directement dans les stades. Cette organisation a permis de traiter rapidement 150 infractions entre le 21 décembre et le 6 janvier, principalement liées à l’accès frauduleux aux enceintes sportives et à la vente à un prix supérieur au tarif réglementaire.
Au-delà de la CAN, cette réussite s’inscrit dans une ambition plus large. Le Maroc veut démontrer sa capacité à répondre aux standards internationaux les plus élevés, à l’approche de la Coupe du monde 2030 qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Les infrastructures modernes et la qualité de l’accueil ont été largement saluées par les responsables sportifs et plusieurs figures du football africain comme le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, et l’international égyptien Mohamed Salah.
« Jusqu’à présent, le Maroc a montré qu’il était capable de répondre aux plus hauts niveaux de standards internationaux en termes d’organisation, de sécurisation, de gestion des flux et surtout d’accueil dans des stades flambant neufs, avec des infrastructures largement à la hauteur », relève Jean-Baptiste Guégan, enseignant en géopolitique du sport à Sciences Po Paris.
L’intérêt international pour le modèle marocain s’est renforcé avec la visite d’une délégation du FBI venue examiner les facteurs de succès et d’excellence du modèle marocain en matière de sécurité des grands événements sportifs.
« Il y a des domaines dans lesquels les services de sécurité marocains ont un certain niveau d’expertise dont les Américains peuvent s’inspirer, comme par exemple la coordination des moyens technologiques et humains », informe l’expert en sécurité Matthew Wein, ancien fonctionnaire du département pour la sécurité intérieure aux Etats-Unis.
Rabat a accueilli en marge de la CAN 2025, des évènements dans le domaine sécuritaire notamment un symposium sur la sécurité des événements sportifs avec la présence de l’ONU, la FIFA et de l’UEFA, l’assemblée générale d’Interpol fin 2025 a renforcé cette reconnaissance. « Le Maroc veut démontrer qu’il peut être un allié de taille dans les instances de sécurité internationale », indique Nizar Derdabi.
En réussissant la sécurisation de la CAN 2025, le Maroc consolide ainsi son image de partenaire stratégique dans la gestion des grands événements sportifs et affirme son leadership en matière de sécurité à l’échelle continentale et internationale.
Le succès du Maroc dans l’organisation de la CAN 2025 met en évidence le retard pris par l’Algérie dans son propre projet de Coupe d’Afrique des Nations, avec des implications sur les infrastructures et la préparation logistique des Fennecs, a souligné le Journal du dimanche (JDD) dans un post, samedi dernier, sur X (anciennement Twitter).
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18 janvier 2026 par ,

