Le gouvernement nigérien, à travers son ministère des Transports et de l’Aviation civile, a pris des mesures drastiques visant à sanctionner certains transporteurs et conducteurs de camions-citernes. Ces sanctions interviennent à la suite du refus de certains acteurs de se conformer à une réquisition étatique pour le transport de carburant vers le Mali, mettant en péril l’approvisionnement des infrastructures stratégiques et des services publics essentiels.
L’arrêté ministériel daté du 6 janvier 2026 se fonde sur plusieurs textes de loi, notamment la loi n° 2017-63 du 14 août 2017 portant Code pétrolier du Niger. Ce cadre légal régit strictement le transport des hydrocarbures et les obligations des transporteurs, tout en encadrant les réquisitions civiles dans des cas d’urgence.
Le texte prévoit la suppression définitive du droit d’exercer le transport d’hydrocarbures pour quatorze entités et individus. Il prononce également une suspension d’un an de l’agrément de Monsieur Hassan Mohamed Alhadi, avec retrait temporaire de son autorisation d’exercer cette activité. Par ailleurs, les permis de conduire de 19 conducteurs de camions-citernes ont été retirés pour avoir refusé d’exécuter la réquisition de transport de carburant vers le Mali.
Le document rappelle que tous les transporteurs et conducteurs concernés sont tenus de transmettre sans délai aux services compétents du ministère des Transports les documents relatifs au transport d’hydrocarbures, ainsi que les permis de conduire des conducteurs sanctionnés.