Par Mourad F. – L’Afrique et le monde du football s’apprêtent à assister au dernier épisode d’un feuilleton vaudevillesque qui restera dans les annales comme l’une des pages les plus sombres de la Coupe d’Afrique des nations. La CAN 2025, organisée au Maroc, a définitivement enterré l’esprit sportif et exposé au grand jour les dérives d’une compétition confisquée, manipulée et vidée de sa substance par une succession de scandales indignes du football africain.
Depuis le début du tournoi, les mêmes scènes se répètent. Arbitrages grotesques, décisions scandaleuses, provocations assumées et entraves répétées aux équipes adverses du pays organisateur. Il ne s’agit pas de simples erreurs humaines, mais d’un système de sabotage méthodique visant à ouvrir un boulevard au Maroc jusqu’à la finale, avant de lui remettre une coupe dont la légitimité est déjà largement contestée.
Les premières victimes de cette CAN de la honte furent l’Algérie et l’Egypte, deux poids lourds du football continental, éliminées à la suite d’arbitrages corrompus. Des penalties non sifflés, des buts refusés sans explication, des cartons distribués à sens unique. Autant d’éléments qui ont confirmé la nature d’une compétition verrouillée dès les premiers tours.
Selon les médias sénégalais, le Sénégal a à son tour subi les coups bas du pays hôte. Le déplacement de la délégation sénégalaise de Tanger à Rabat s’est transformé en véritable calvaire. Voyage éprouvant par train, arrivée dans un climat hostile, encerclement par une foule nombreuse, sans le moindre dispositif des autorités marocaines pour garantir un acheminement serein vers l’hôtel. Une situation qui prouve, encore une fois, une tentative délibérée de déstabilisation, indigne d’un pays organisateur.
Mais le scandale dépasse largement le cadre sportif. Des accusations gravissimes circulent autour de la mort d’un journaliste malien, retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel pendant la compétition, réduit au silence par les barbouzes du criminel Abdellatif Hammouchi de peur qu’il ne révèle des informations compromettantes sur la corruption entourant cette CAN. L’absence totale d’enquête internationale indépendante ne fait qu’alimenter les forts soupçons.
Face à cette accumulation de dérives, la Confédération africaine de football apparaît comme complice. La CAF, censée garantir l’équité et la transparence, a cautionné l’inacceptable, sacrifiant l’honneur du football africain sur l’autel des arrangements et des intérêts obscurs.
La CAN 2025 restera ainsi comme le symbole de la concussion, de l’immoralité et du mépris des valeurs sportives. Et selon de nombreuses sources, si l’édition 2028 venait à être confiée une nouvelle fois au Maroc, une majorité de pays africains envisageraient tout simplement le boycott. Un désaveu historique qui sonnerait comme un avertissement.
M. F.