Le lundi 26 janvier 2026, le Tribunal de grande Instance (TGI) de Bol a officiellement reçu les textes de la Loi n°023/CNT/2024 portant protection de l’environnement, lors d’une cérémonie présidée par le procureur général, Mahamat Ahmat. Un geste hautement symbolique qui traduit la volonté d’ancrer la protection des écosystèmes du Lac au cœur de l’appareil judiciaire.
Cette loi, qui abroge et modernise la législation de 1998, constitue désormais l’outil central d’une vaste campagne de vulgarisation conduite par le délégué provincial de l’Environnement, Moussa Abakar Badine.
Objectif affiché : permettre aux magistrats et auxiliaires de justice de s’approprier ce nouvel instrument juridique afin de mieux sanctionner les infractions et arbitrer les litiges liés à l’environnement. « Il s’agit de passer du texte publié au Journal officiel à son application effective dans les prétoires », a-t-on rappelé lors de la remise.
Lire aussi : Des journalistes et acteurs de la société civile sensibilisés sur la loi 023 portant protection de l’environnement
La cérémonie s’est tenue dans un contexte particulier : la visite dans la province du Lac du ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous. Cette concomitance souligne la priorité accordée par les autorités nationales et provinciales à la gouvernance environnementale. La consolidation du cadre juridique et son opérationnalisation par la justice apparaîssent désormais comme un pilier essentiel de la stratégie visant à préserver les fragiles équilibres du lac Tchad, menacés par les effets conjugués du changement climatique et des activités humaines.
Les magistrats de Bol disposent désormais de nouveaux textes. Leur mise en œuvre, scrutée par les communautés locales et les acteurs économiques, constituera le véritable test de cette volonté affichée de renforcer les normes environnementales.