La compagnie pétrolière russe Lukoil a annoncé fin octobre qu’elle vendait l’ensemble de ses actifs détenus hors de Russie. Avec des conséquences pour la Russie, les pays occidentaux mais également en Afrique, premiers pays concernés.
Lukoil, deuxième plus grande compagnie pétrolière de Russie, fait face à de sérieuses perturbations dans ses activités internationales, à la suite des sanctions occidentales. Depuis le début de la guerre en Ukraine, plusieurs vagues de sanctions ont été prises à l’encontre du secteur énergétique russe notamment, mais ce dernier, parvenait jusque-là à tenir via des contournements. Cependant, il y a un mois, les dernières mesures prises par l’union européenne, le 19e paquet de sanctions, a sérieusement pesé sur la firme. Dans son collimateur, la branche « outre-mer » de la société Lukoil Overseas) et ses démembrements Litasco Middle East DMCC ainsi que ses prises de participation dans de nombreuses sociétés.
Par conséquent, la multinationale a fini par plier sous le poids des sanctions et a décidé de vendre ses actifs situés en dehors de Russie afin de se recentrer sur mon marché interne.Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, de nouvelles opportunités s’ouvrent sur le vieux continent.
Redistribution des rôles dans le secteur énergétique en Afrique
La place laissée par la firme russe ouvre la voie à d’autres acteurs potentiels. Le portefeuille d’actifs est évalué à environ 22 milliards de dollars à l’étranger et compte plusieurs projets africains. La majorité des États concernés par les contrats pétroliers, vont pouvoir exercer leur droit de préemption. Cela leur permettrait s’ils le souhaitent, de renforcer leur pouvoir sur ce secteur stratégique. Les politiques récentes visant à plus d’indépendance pourraient se saisir de cette opportunité. Une plus grande partie des valeurs produites pourrait être récupérée et injectée dans les caisses de l’État. Des entreprises privées locales seraient également en mesure de participer afin de développer ce secteur à un autre niveau. Reste à savoir si des compagnies africaines seront intéressées et pourront faire le poids face à des entreprises étrangères.
Quoi qu’il en soit, libérés de leurs précédents exploitants ce sera l’occasion pour les pays hôtes de choisir leurs nouveaux partenaires et de négocier des conditions plus favorables.
Omar SYLLA !
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29 novembre 2025 par