Le Général de Coprs d’Armée Mamadi Doumbouya a été officiellement investi président de la République de la Guinée ce samedi 17 janvier 2026 au stade Lansana-Conté de Conakry, devant une foule estimée à environ 50 000 personnes.
Plébiscité dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 avec 86,72 % des suffrages, le chef de la junte militaire, au pouvoir depuis septembre 2021, met ainsi fin à son rôle de président de la transition après plus de quatre ans.
Apparu visiblement amaigri mais en bonne santé, vêtu d’un grand boubou traditionnel assorti d’un bonnet blanc, le nouveau président de 41 ans a prêté serment sur la nouvelle Constitution adoptée par référendum en septembre 2025 : « Je jure devant Dieu et devant le peuple de Guinée de respecter et de faire respecter scrupuleusement la Constitution, les lois et les décisions de justice », a-t-il fait la promesse.
Absent de la scène publique pendant de très longs mois, Mamadi Doumbouya n’avait effectué que de rares apparitions et s’était exprimé exclusivement par vidéos préenregistrées ces derniers temps, alimentant de nombreuses rumeurs sur son état de santé. A cette cérémonie qui a duré plusieurs heures, la France était représentée par la Ministre déléguée à la Francophonie, Éléonore Caroit.
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Élu pour un mandat présidentiel de sept ans, Mamadi Doumbouya consolide ainsi un pouvoir qu’il exerce d’une main de fer depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé. Malgré ses promesses initiales de ne pas se présenter à l’issue de la transition, l’élection a été largement perçue comme taillée sur mesure pour le chef de la junte, soutenu par son mouvement « Génération pour la Modernité et le Développement » (GMD).
Il faut rappeler que, depuis 2021, la Guinée vit sous une chape de plomb : manifestations interdites depuis 2022, répression systématique des rassemblements, suspension de plusieurs partis politiques et arrestations ou exils forcés de nombreux opposants et figures de la société civile.