La ville de Ngaoundéré s’est réveillée sous le choc ce 24 janvier 2026. Le sous-préfet de Galim- Tignere est mort nuitamment dans un incendie. Les informations des services de sécurité font état d’un incendie dont »l’origine se situe vraisemblablement dans la cuisine » du domicile du sous-préfet. Si la cause de cet incendie n’est pas encore connue, le bilan est lourd. Patrice Joël Nariki et son épouse Marie Solange Beyimba, ainsi que trois de leurs enfants, ont également péri. La mère de famille transporté à l’hôpital régional de Ngaoundéré, n’a pas survécu à ses brûlures. Deux enfants de la famille âgés de deux et 22 ans, ont été sauvés par le voisinage.
…Et des arrestations
Des informations crédibles font état d’arrestations en cours, sans préciser si elles se font à Galim-Tignere ou à Ngaoundéré. Des soupçons d’une main criminelle pesant sur ce drame. C’est que cela survient dans un contexte tendu à Galim-Tignere où Patrice Joël Nariki était patron de l’administration territoriale. En effet, la journée de jeudi 22 janvier 2026 a été marquée par des affrontements sanglants entre gendarmes conduits par le commandant de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua et populations de Legalgoro, au sujet d’une crise autour de l’exploitation du site minier de cette localité du Faro et Déo. Les populations soupçonnant les autorités administratives locales de vouloir les écarter au profit d’exploitants chinois qui détiennent un permis d’exploitation sur ledit site. Le sous-préfet n’a pas pu se faire entendre et a rebroussé chemin. Autant pour le commandant de légion par la suite. L’on apprend de sources informelles que les populations soupçonnent le gouverneur de pactiser avec les Chinois pour empêcher les riverains de poursuivre l’exploitation artisanale sur le site. Le dialogue était devenu impossible avec les riverains. Jusqu’à cet incident dramatique. Une source informelle redoute une main criminelle dans cet incendie.