Crise politique au Cameroun : l’opposition radicalise son refus des élections :: CAMEROON
Le Cameroun s’enfonce dans une crise institutionnelle sans précédent. Par la voix de sa porte-parole Maître Alice Nkom, le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) a publié un communiqué cinglant, opposant un « démenti formel, total et sans équivoque » à toute ouverture négociée avec le pouvoir en place.
La position est désormais cristallisée. Issa Tchiroma Bakary, se présentant comme le Président légitime élu en octobre 2025, récuse en bloc la tenue des prochaines élections législatives et municipales. Pour lui et son mouvement, participer à ces scrutins reviendrait à « cautionner la forfaiture ». Cette annonce place le pays dans une impasse politique majeure, rendant tout processus électoral crédible extrêmement incertain.
Le communiqué est sans appel. Il accuse le régime d’avoir « confisqué l’exécutif » par une « fraude massive », et dénonce aujourd’hui une tentative de confisquer le pouvoir législatif. Le FSNC brandit la souveraineté populaire comme unique étendard, exigeant une reconnaissance préalable de sa victoire présidentielle comme préalable à tout dialogue. « Le peuple a voté pour le changement. La conséquence est simple et irréversible : le régime rejeté doit partir », affirme le texte.
Cette posture de rupture totale radicalise le paysage politique. En refusant toute négociation sur son statut et en appelant au boycott, le principal parti d’opposition mise sur une stratégie de confrontation et de pression de la rue. Les prochains mois seront décisifs pour observer si cette ligne dure provoquera une déstabilisation du régime ou une répression accrue. Le risque d’une paralysie totale de l’État camerounais est désormais tangible.
Cette stratégie de boycott total et de légitimité exclusive est-elle la seule voie pour l’opposition camerounaise, ou l’enferme-t-elle dans une impasse ?

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