Cotonou change de visage. La métropole se modernise grâce à de nouvelles infrastructures, mais le trafic, lui, semble figé. En ce début d’année 2026, la mobilité urbaine reste le défi majeur du Grand Nokoué. Entre modernité et archaïsme, la ville cherche son second souffle.
Le bouchon n’est plus un incident de parcours. Il est devenu structurel. Sur l’axe Cotonou–Abomey-Calavi ou au carrefour Vêdoko, la saturation est totale. Les chiffres sont alarmants : le trafic atteint parfois 200 % de la capacité des routes. Résultat ? Un trajet de 30 km peut désormais durer plus d’une heure. Cette perte de temps pèse lourdement sur l’économie nationale.
Un déséquilibre modal frappant
Le transport à Cotonou repose sur un géant aux pieds d’argile : le secteur informel. Les taxis-motos, ou Zémidjans, occupent jusqu’à 75 % du flux global. Certes, ils sont rapides, mais leur omniprésence crée une insécurité chronique. Ils sont impliqués dans plus de 30 % des urgences hospitalières. La cohabitation entre ces milliers de deux-roues et les poids lourds du port devient intenable.
L’absence de transport en commun
Le fond du problème est là : Cotonou manque d’une politique de transport en commun d’envergure. Sans bus à haute capacité ou réseau ferroviaire urbain, chaque citoyen se tourne vers son propre véhicule ou un Zémidjan. De plus, le trafic de transit vers les pays enclavés traverse encore le centre-ville, faute de voies de contournement achevées.
Le coût environnemental est élevé. La vétusté des moteurs et l’usage de l’essence de contrebande (Kpayo) empoisonnent l’air. Les émissions de gaz toxiques dépassent régulièrement les normes. Pourtant, l’espoir renaît avec les grands chantiers actuels : l’échangeur de Vêdoko et le contournement Nord de 37 km devraient bientôt soulager le cœur de la ville. Pour y parvenir , le recours aux taxi électrique s’impose.
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24 janvier 2026 par ,