CAMEROUN :: A PROPOS DU REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT: Une si éloquente leçon de vie :: CAMEROON
Dans les services publics, sur les marchés, dans la rue, sous les chaumières et les lieux du pouvoir d’Etat autorisé et attitré, que de bruits et d’impatience ! Que de bavardages et de tremblements des cœurs !
Le pays donne le sentiment de s’être arrêté sur le cadran de la pendule mystérieuse, dont les secrets échappent à la perception première du commun des mortels.
A chaque interrogation ou sondage, la réponse est la même : on attend le remaniement, on veut voir de nouveaux visages, on veut ceci et cela. Nous sommes dorénavant installés dans une pandémie qui ne dit pas son nom, une pandémie devenue une excuse, une échappatoire pour justifier de graves défaillances, pour se soustraire à des obligations courantes partout, dans les ménages, dans les banques, dans les tontines, dans les relations de toute nature.
Travailler plus, se responsabiliser plus et conserver un esprit positif. La promesse des fleurs peut ne pas produire des fruits attendus et en saison appropriée, mais le jardin doit demeurer entier et les arbres fruitiers soignés, y compris avec des moyens de bord
Il y a là, sans aucun doute des sentiments que l’on pourrait qualifier de légitime, mais il y a surtout la honte, une honte terrible dans une société où les passe-droits, les trafics d’influence ont pris le dessus sur le mérite, sur la responsabilité, sur le patriotisme et l’honnêteté dans les services publics. Que chacun de nous fasse son travail et regarde devant, même dans les plus contraignantes des incertitudes ou des promesses de tout ce que l’on peut attendre.
Le gouvernement ne fait pas la vie d’une nation, il organise, supervise, oriente et sanctionne la marche, les projets, les réalisations. Travaillons plus et mieux, chacun pour ce qui le concerne et partout. Jamais il ne faut s’accrocher aux discours politiques ou aux promesses de quelles que natures que ce soient, pour conduire une vie, gérer son bonheur ou ses malheurs.
La vie ne se fait pas avec des ministres nouveaux ou anciens, elles se décide par chaque individu selon ses souhaits, ambitions et projets. C’est donc quoi cette histoire de « on attend, on attend. Et si cela devient l’enfant de la célèbre chanson qui ne vient pas, que ferez-vous ?
Allons citoyennes et citoyens, debout et au boulot. Ce n’est pas le travail qui manque ni le pouvoir ou le gouvernement qui font défaut, c’est notre esprit qui est entré en divagation et se laisse conditionner par des rêves irréalistes. Des fruits trop désirés ou trop attendus, peuvent se révéler amers et indigestes. L’art du silence et de la patience, fait la réussite, et un meilleur résultat, parfois./.
Pour plus d’informations sur l’actualité, abonnez vous sur :
notre chaîne WhatsApp