Dans la nuit du 28 au 29 janvier, la capitale nigérienne a été secouée par des détonations.
Vers minuit et demi, l’aéroport de Niamey a été le lieu d’un affrontement. De nombreux tirs ont eu lieu et la Défense Contre Aviation (DCA) a été activée. Sur la pléthore de vidéos disponibles sur les réseaux sociaux, ont peut voir les nombreuses salves de missiles tirées et entendre les rafales des armes résonner. Selon les éléments disponibles il s’agirait d’une attaque de drones. Certains témoins ont parlé d’hélicoptères mais il semble plus probable que ce soit des drones qui aient semé la panique dans la zone. Pour le moment, bien que le calme soit revenu selon les autorités locales, aucune communication officielle n’a été faite. La situation reste floue quant aux dégâts potentiels et aux responsables de l’attaque. Tandis que des rumeurs circulent sur ce dernier point, les regards se tournent vers le JNIM, seule organisation terroriste ayant les moyens techniques et financiers pour une telle entreprise. Depuis plusieurs jours, des bruits circulent dans la ville. Des éléments du JNIM se seraient infiltrés dans la capitale, se cachant parmi la population. Serait-ce en préparation d’une attaque de grande ampleur ? Cette nuit aurait-elle servi à tester les défenses autour de l’aéroport ? Toutes les questions et hypothèses sont permises.
Une zone clé en danger ?
Pour rappel, l’aéroport de Niamey comporte en son sein, une base comprenant 300 militaires italiens, le quartier général de la force unifiée anti-djihadiste et des éléments d’Africa Corps. La base 101 de Niamey, située dans la même enceinte que l’aéroport international abrite également le convoi du Yellow cake. Ce dernier faute de porte de sortie, est stocké depuis plusieurs semaines dans cette emprise. Les risques que représentent une attaque, qui plus est avec des drones armés sont édifiants. Que se passerait-il si des explosifs atteignaient cette matière volatile ? Cet évènement rappelle l’attaque sur l’aéroport de Bamako en septembre 2024, qui avait fait plus de 70 morts et 250 blessés, sans que les membres d’Africa Corps ne parviennent à contrer le JNIM. Cette fois, les mercenaires russes ont selon leur communication repoussé l’attaque. Cependant, les récits qu’ils rapportent inquiètent. Ils auraient été les seuls à se mobiliser, reprochant aux militaires nigériens de dormir ou fuir durant tout le temps de l’affrontement. C’est un discours qu’ils avaient déjà tenu vis-à-vis de leurs homologues maliens suite aux différents revers essuyés. Les dissensions s’accentuent et la pression monte. Le coût de l’armement utilisé par les mercenaires russes face au drone terroriste paraît bien onéreux surtout si cela venait à se reproduire. Comment l’état nigérien négocierait-il cet appui quand ses propres soldats sont accusés de déserter ? À l’heure actuelle, un seul homme a été interpellé sans plus d’éléments communiqués.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
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29 janvier 2026 par