À l’occasion de la première montée des couleurs de l’année 2026 au palais présidentiel de Koulouba, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a dressé un bilan satisfaisant de l’année écoulée tout en fixant des objectifs de développement sans précédent pour les mois à venir.
Le chef de l’État a salué l’ardeur au travail des serviteurs du peuple durant l’année 2025. Pour l’année 2026, il a utilisé une métaphore aéronautique frappante : le pays est comme un « avion en bout de piste » qui doit mettre les « pleins gaz » pour atteindre sa vitesse de décollage.
Il a averti que la pression de travail, déjà forte durant les trois dernières années, allait encore s’intensifier pour rattraper le retard historique du Burkina Faso. L’ambition affichée est de réaliser un saut technologique de 100 ans en moins de cinq ans.
Le capitaine Traoré s’est félicité d’une production agricole record réalisée grâce au soutien du peuple. Il a souligné que des cultures autrefois jugées impossibles, comme le cacao, le café, le blé, l’ananas et la vigne, sont désormais une réalité sur le sol burkinabè.
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La stratégie nationale repose désormais sur un pilier central : produire et transformer localement. « Notre objectif n’est pas de produire pour vendre à l’extérieur, c’est de produire et transformer pour nous ici », a-t-il affirmé, précisant que cette industrialisation créera de l’emploi pour la jeunesse.
L’indépendance par les grands chantiers : Le défi de « Faso Mêbo »
Le projet d’autoroute nationale illustre cette volonté d’indépendance. Le Président a révélé avoir refusé des propositions de financement étranger s’élevant à 1 032 milliards de FCFA. Ces prêts auraient endetté le pays sur 60 ans pour une simple route de 2×2 voies.
À travers l’agence Faso Mêbo, le Burkina Faso a choisi de construire lui-même une autoroute de 4×2 voies, en s’appuyant sur des ingénieurs locaux et des équipements acquis par l’État. Les travaux de nettoyage avancent à un rythme inédit en Afrique, avec plus de 70 % déjà réalisés en 40 jours ; la fin de cette étape est prévue pour le 15 février 2026.
Le secteur social et scientifique n’est pas en reste :
- Éducation : Un virage est pris vers l’enseignement professionnel et technique. Une université technologique est en cours de construction pour former des cadres dans des domaines de pointe.
- Recherche : Le pays s’est doté d’un microscope électronique à balayage, présenté comme le plus moderne et récent d’Afrique, permettant aux chercheurs burkinabè de travailler sur place.
- Santé : Le programme de construction et d’équipement des centres de santé communautaires se poursuit.
Enfin, le Président a mis en garde contre la désinformation orchestrée par les « impérialistes » et certaines ONG qui tentent de saper le moral des forces de défense.
Il a fustigé les « esclaves de salon » qui critiquent l’action nationale, tout en rendant un vibrant hommage aux FDS et aux VDP qui sécurisent désormais le territoire jusqu’aux limites de la frontière.