Dans l’opinion nationale comme internationale, on a parlé de lui aussi bien en bien qu’en mal. Claude Pivi. Toujours est-il que son nom est resté associé à presque tous les crimes de masse que le pays a connus au cours des vingt dernières années.
Décédé le 6 janvier 2026 des suites de maladie dans un camp militaire, selon le parquet général près la Cour d’appel de Conakry, Claude Pivi, alias Coplan, a été inhumé ce vendredi 23 janvier 2026 à Diani, une localité de la préfecture de Macenta, non loin de la frontière libérienne.
La cérémonie, selon nos informations, s’est déroulée dans la plus stricte intimité familiale.
Il est vrai que sa dépouille mortelle est arrivée à N’Zérékoré le mercredi 21 janvier, avant d’être remise à sa famille. Mais les proches du défunt n’ont souhaité aucun protocole autour de sa dépouille : ni cérémonie officielle, encore moins de cérémonie publique.
C’est donc dans la plus grande discrétion que le corps de l’ancien ministre de la Sécurité présidentielle sous le régime du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara, a été transféré.
Pour rappel, Claude Pivi avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 25 ans, lors du procès des événements du 28 septembre 2009.
Coplan Pivi, alias Grand Co, repose désormais à Diani, dans la préfecture de Macenta.
C’est ainsi que s’achève le parcours d’un combattant aguerri au maniement des armes.
Alkhaly Condé