Clôture du SEMICA 2026 : accords stratégiques et ambitions industrielles pour le Tchad
La première édition du Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA) s’est achevée hier soir à N’Djamena. Après 48 heures d’échanges intensifs, cet événement marque un tournant diplomatique et industriel, notamment à travers le renforcement de la coopération entre le Tchad et l’Algérie.
La cérémonie de clôture, présidée par Ndolénodji Alixe Naïmbaye, Ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, en présence de l’Ambassadeur d’Algérie au Tchad, Fayçal Djaouti, a réaffirmé l’ambition du pays : s’imposer comme un pôle de transformation industrielle en Afrique centrale.
L’un des moments forts de ce salon reste la signature de plusieurs accords majeurs, notamment , Une convention de coopération établie entre la SONATRACH et l’Institut National Supérieur de Pétrole de Mao, représentés respectivement par le Dr Mohamed Khodja et le Dr Alhadj Hisseine Issaka ; Un protocole d’entente qui unit désormais la SONATRACH (via Nour Eddine Daoudi) et la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT) ; Une convention-cadre stratégique signée entre le ministère tchadien et le Ministère des Hydrocarbures et des Mines d’Algérie, représenté par le ministre d’État Mohamed Arkab.
Jean-Alphonse Sonmé, ancien ministre des mines et Président du directoire du SEMICA, a porté la voix des experts en formulant des recommandations concrètes. « Nous recommandons de structurer, via un cadre juridique, une brigade minière et des comptoirs d’achat, ainsi que la mise en place d’une raffinerie nationale », a-t-il plaidé.
Face à ces enjeux, la Ministre Ndolénodji Alixe Naïmbaye a affiché une détermination ferme : « Ces conclusions ne resteront pas des mots ; elles deviendront des actes visibles traduits en infrastructures, en formations et en emplois. »
Avec plus de 2000 jeunes participants, le SEMICA a suscité un vent d’optimisme. NAFSIA Haoutaoung, ingénieur en mines et carrières , témoigne : « On nous a nourris d’espoir. Je crois que d’ici la fin de l’année, beaucoup d’ingénieurs au chômage trouveront du travail. » Il a également lancé un appel aux collégiens à s’orienter vers les filières scientifiques, véritables leviers du développement national.
Un délégué burkinabè a, pour sa part, salué une organisation « impeccable » et des thématiques « d’une actualité brûlante », confirmant ainsi le succès du cabinet d’organisation spécialisé
Le rendez-vous est d’ores et déjà pris : la prochaine édition du SEMICA-TCHAD se tiendra en 2028.
Rahila Biassou, stagiaire