La ministre secrétaire générale du gouvernement et Présidente du Conseil d’Administration de l’École Nationale d’Administration (ENA), Dr Ramatou Mahamat Houtouin, a présidé ce lundi 19 janvier la cérémonie solennelle d’entrée des élèves de la 20ᵉ promotion de l’école. L’événement, marqué par une leçon inaugurale intitulée « La réforme de la haute fonction publique : cas du Tchad », s’est tenu en présence du directeur général de l’institution, Dr Mahamat Borgou Hassan.
Dans son discours d’ouverture, le directeur général a accueilli avec fierté cette nouvelle génération de futurs hauts fonctionnaires. Il a souligné que leur admission au concours représente bien plus qu’un succès académique : c’est un mandat impératif du peuple tchadien. « Vous êtes les dépositaires d’une légitimité fondée sur la compétence et l’équité », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la discipline, du respect des règles, de la fraternité et de l’intelligence collective.
Dr Mahamat Borgou Hassan a également mis l’accent sur la formation du savoir-être autant que du savoir-faire. Il a rappelé que l’intégrité, l’humilité, l’impartialité, la résilience et le sens aigu de l’intérêt général doivent guider les décisions futures des élèves. Il a invité les nouveaux entrants à s’approprier pleinement les ressources de l’école — bibliothèque, apprentissage exigeant des langues officielles — tout en cultivant leur condition physique par la pratique régulière du sport, préparatoire à la formation militaire et aux responsabilités futures.
La ministre Dr Ramatou Mahamat Houtouin a ensuite délivré la leçon inaugurale, centrée sur la réforme en cours de la haute fonction publique. Elle a insisté sur la nécessité de former non seulement des cadres compétents, mais surtout des gardiens de la République : des femmes et des hommes capables de dire non quand il le faut, de servir sans bruit et de protéger l’État, même dans l’ombre des bureaux.
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« Le vrai test de l’administration, ce n’est pas la scène publique. C’est le dossier, la pièce manquante, le coup de fil pour arranger, le silence. C’est là qu’on choisit si l’on sert l’État… ou si l’on se sert de l’État », a-t-elle affirmé.
Les qualifiant d’héritiers d’une tradition de service public et artisans du changement voulu par le Président de la République, la ministre a invité les élèves à incarner l’éthique républicaine.
Elle a rappelé que cette rentrée académique 2025-2026 marque une étape importante dans la modernisation de l’administration tchadienne, avec une promotion appelée à relever les défis de la haute fonction publique avec courage, intégrité et dévouement. L’histoire, selon ses mots, « regarde » ces futurs serviteurs de l’État.