Poursuivant sa mission d’évaluation des infrastructures, le ministre des Infrastructures, Amir Idriss Kourda, a visité ce 17 janvier le chantier de bitumage de la route Kelo-Pala. Malgré l’important retard accusé dans l’exécution des travaux, le ministre se veut optimiste.
La construction de ce tronçon de 100 kilomètres, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Lancé en mars 2017 et cofinancé par le Tchad (57,35 %) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (42,65 %) pour un montant de 71 milliards de FCFA, ce projet devait initialement durer 30 mois. Cependant, le chantier a été suspendu à plusieurs reprises, principalement pour des raisons de financement. Aujourd’hui, le délai d’exécution a été porté à 48 mois.
Selon les techniciens, deux freins majeurs bloquent l’avancée des travaux. Il s’agit du retard de paiement des décomptes (cinq au total ) et la faible mobilisation de l’entreprise chargée des travaux.
En plus du bitumage, le projet prévoit des infrastructures connexes importantes à savoir la construction de 63 dalots de dimensions variables ; un pont à double voie ; la signalisation routière et les équipements de sécurité ; une station de pesage et des aires de repos ; la mise en terre de 8 000 plants ; la construction de conduites d’eau ; la construction de caniveaux pour la traversée ( 9 autres kilomètres) de Pala.
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« Le chantier Kelo-Pala est un vieux projet connu de tous. Nous avons repris très timidement pendant la saison des pluies, tout en construisant des ouvrages hydrauliques. L’objectif est de bâtir une route moderne avec toutes les commodités afin de booster l’économie nationale en général, et l’économie provinciale en particulier », expliqué Amir Idriss Kourda.
Le ministre a par ailleurs déploré que ce dossier soit « trop politisé », tout en martelant qu’il y a « l’espoir de finir le projet ».