Le ministère de la Santé publique a clos, le 16 janvier 2026 à N’Djamena, la 13e revue annuelle des activités du Programme national d’éradication du ver de Guinée. Pendant deux jours, experts sanitaires, cadres de l’administration, partenaires techniques, leaders religieux et traditionnels ont évalué les actions menées en 2025 et défini de nouvelles orientations pour accélérer l’interruption de la transmission de la maladie.
À l’issue des travaux, les participants ont relevé plusieurs défis majeurs, notamment l’insuffisance de la communication communautaire, la faible couverture en filtres dans les villages à risque, la surveillance encore fragile dans les zones transfrontalières et la problématique persistante de la transmission animale. Face à ces constats, des recommandations prioritaires ont été formulées.
Parmi celles-ci figurent l’intégration des indicateurs du ver de Guinée dans le mécanisme de financement basé sur la performance, le renforcement de la coordination multisectorielle, l’intensification de la surveillance dans les villages dits « blanchis », ainsi que la distribution accrue de filtres aux communautés exposées. Les participants ont également insisté sur la nécessité de former davantage les acteurs locaux et de mieux encadrer la gestion des animaux errants dans les zones endémiques.
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Clôturant les travaux au nom du ministre de la Santé publique, la secrétaire générale du ministère, Dr Toralta Josephine, a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. Elle a souligné que les recommandations issues de cette revue constituent une véritable feuille de route pour le programme, dans un contexte marqué par des défis complexes, notamment la surveillance transfrontalière et la transmission animale.
Dr Toralta Josephine a assuré que le ministère veillera, en collaboration avec les structures techniques et les partenaires, à la mise en œuvre effective des recommandations adoptées, afin de renforcer la performance de la surveillance et d’accélérer l’éradication définitive du ver de Guinée au Tchad espérée en 2030.