Un incendie d’origine encore inconnue a ravagé deux champs d’ananas dans la sous-préfecture de Friguiagbé, relevant de la préfecture de Kindia. Les dégâts sont importants et, à ce stade, les victimes ignorent toujours les causes exactes de ce sinistre.
Notre correspondant basé à Kindia s’est rendu sur les lieux ce jeudi 15 janvier 2026, où le constat est tout simplement alarmant.
Le premier champ touché, d’une superficie de plus de 4 000 pieds d’ananas, appartient à dame Fatoumata Sylla et à son frère. Visiblement très affectée, elle revient sur les circonstances de l’incendie.
« C’est mon frère qui m’a appelée pour m’informer que le champ avait pris feu. Le soir même, je suis venue constater et tout avait été emporté par les flammes : les fruits, les rejets, absolument tout. Nous avions planté environ 5 000 pieds, et après une première récolte, il restait encore plus de 4 000 fruits. Jusqu’à présent, personne ne nous donne une explication claire sur l’origine du feu. Mais pour nous, c’est un acte criminel, car ce n’est ni la première ni la deuxième fois que cela arrive. », a-t-elle déclaré.
Le second champ appartient à Naby Yaya Sylla, un producteur âgé mais toujours animé par la passion de l’agriculture. Sa plantation, également située à Friguiagbé, a été ravagée par les flammes vendredi dernier, alors qu’il se trouvait au centre rural de la localité pour la grande prière.
« Ce vendredi-là, je n’étais pas sur le terrain, j’étais à la mosquée pour la prière. C’est pendant ce temps que le feu a pris mon champ. Je ne sais pas comment l’incendie s’est déclaré. Je suis revenu et j’ai trouvé tout brûlé. Ici, c’est chez moi et le feu ne passe jamais par là. Seul Dieu sait qui a mis le feu. Nous avons posé des questions, mais aucune réponse. », a-t-il confié avec amertume.
Dans la préfecture de Kindia, les incendies de champs d’ananas deviennent de plus en plus fréquents. De nombreux producteurs dénoncent des feux d’origine inexpliquée, sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise pour identifier les auteurs de ces actes. Une situation qui entrave sérieusement le développement et la productivité de la filière ananas dans la région, au grand désarroi des agriculteurs qui interpellent les autorités compétentes.
Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia
+224 623 08 09 10