Le ministre des Infrastructures, Amir Idriss Kourda, a entamé ce 15 janvier, une mission de suivi et d’évaluation des projets d’infrastructures dans plusieurs localités de la zone méridionale du pays.
Avant de se rendre en province, le ministre s’est arrêté au deuxième rond-point de Walia, dans le 9e arrondissement de la capitale. Il s’est rendu précisément au point kilométrique zéro de la section tchadienne du Projet d’amélioration de la performance du corridor rail-route Douala-N’Djamena.
La délégation a ensuite mis le cap sur la province du Chari-Baguirmi. Le premier arrêt a concerné le chantier de construction de la station de pesage de Kalam-Kalam. Sur place, le constat est sans appel : les travaux n’en sont qu’à leur phase initiale.
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Ensuite, le ministre a visité le site de construction du bac de Bousso. Cet ouvrage de 40 tonnes, financé à hauteur de 1,34 milliard de FCFA, aurait dû être réalisé, installé et mis en service en huit mois. Ce qui n’est pas le cas.
À 86 kilomètres de N’Djamena, un tronçon de 8 kilomètres présente de fortes dégradations. L’entreprise en charge des travaux s’active pour relier cette section à la partie dont le bitumage entre dans sa phase finale. Sur le terrain, la chaleur se dégage de l’asphalte fraîchement posé. « Il ne que fait 120 degrés », ironise même un ouvrier face à l’intensité du travail.
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De manière globale, si certains travaux sont lancés ou en cours de finition, des retards importants sont constatés. Selon les techniciens, ces lenteurs s’expliquent principalement par deux facteurs qui sont le retard dans le déblocage des financements et les difficultés liées à l’attribution des terrains de construction.