Par Houari A. – Selon des informations révélées par la chaîne Fox News, le Département d’Etat américain a pris la décision radicale de suspendre l’examen et l’octroi de visas pour les ressortissants de 75 pays à travers le monde. Cette mesure, qui entre en vigueur ce 21 janvier 2026, marque une nouvelle étape dans le durcissement de la politique migratoire de Washington.
D’après une note interne consultée par Fox News, le Département d’Etat a ordonné à l’ensemble de ses ambassades et consulats de cesser de traiter les demandes de visas pour une liste de 75 nations. Parmi les pays concernés figurent notamment la Somalie, la Russie, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, l’Egypte, le Nigeria et le Yémen.
Cette directive enjoint le personnel diplomatique à refuser les demandes en vertu des lois actuelles, le temps que le ministère procède à une réévaluation complète des procédures de contrôle et de vérification des antécédents.
Ce coup de frein brutal intervient dans un contexte de vigilance accrue face à la fraude migratoire. Les autorités américaines font notamment référence à un scandale de fraude financière massive récemment mis au jour dans le Minnesota, impliquant le détournement de fonds publics destinés à l’aide sociale. Une part importante des personnes impliquées étant d’origine somalienne, le gouvernement a décidé d’imposer une surveillance drastique sur les flux en provenance de cette région.
Par ailleurs, de nouvelles instructions diffusées en novembre dernier renforcent l’application de la clause dite de la «charge publique» (public charge). Ce règlement permet de refuser un visa à tout demandeur jugé susceptible de devenir dépendant des aides gouvernementales américaines à l’avenir.
Désormais, les agents consulaires doivent évaluer rigoureusement plusieurs facteurs avant d’accorder une entrée sur le territoire : l’état de santé général, l’âge du demandeur, la maîtrise de la langue anglaise, la situation financière personnelle et la probabilité de nécessiter des soins médicaux de longue durée.
Le rapport précise que les personnes âgées, celles souffrant d’obésité ou ayant déjà bénéficié d’aides financières publiques par le passé sont particulièrement visées par ces restrictions.
Interrogé par Fox News, le porte-parole du Département d’Etat, Tommy Pigott, a déclaré que le ministère «utilisera ses pouvoirs légaux pour déclarer inéligibles certains immigrés potentiels s’il s’avère qu’ils pourraient constituer un fardeau pour les finances publiques ou exploiter la générosité du peuple américain».
Il a ajouté que l’immigration en provenance de ces 75 pays resterait suspendue temporairement jusqu’à la fin de la révision des procédures. Les exceptions seront «extrêmement limitées» et réservées aux candidats capables de prouver de manière irréfutable qu’ils ne dépendront jamais de l’assistance de l’Etat.
Enfin, Fox News souligne que cette liste de restriction s’est récemment étendue à des nations des Caraïbes, comme la Dominique et Antigua-et-Barbuda, en raison de préoccupations liées à leurs programmes de «citoyenneté par l’investissement», souvent appelés «visas dorés».
L’Algérie figure sur cette liste de restriction qui concerne 75 pays. Une mesure qui s’ajoute à la caution qui avait été exigée, allant jusqu’à 15 000 dollars, avant cette décision, pour toute demande de visa pour les Etats-Unis.
H. A.