La Session 2025 du Cadre national de concertation des acteurs de l’inclusion financière (CNC-AIF) s’est tenue ce vendredi 28 novembre 2025 à Ouagadougou. L’événement a réuni l’ensemble des parties prenantes du secteur, les institutions publiques, les acteurs privés, les organisations communautaires et partenaires techniques, autour du thème « Innovation et inclusion financière au Burkina Faso : quelle synergie pour accélérer l’inclusion financière des personnes vulnérables ? »
Instance majeure de dialogue et d’orientation stratégique, le Cadre national de concertation des acteurs de l’inclusion financière (CNC-AIF) demeure le principal espace national dédié à la réflexion sur les défis, opportunités et transformations de l’inclusion financière au Burkina Faso.
Pour cette édition, l’organisation est assurée pour la première fois par l’Agence Nationale de Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI), issue de la fusion du FONAFI et du Secrétariat technique de la promotion de l’inclusion financière (ST-PIF). Wango Fidèle Yaméogo, Directeur général de l’ANPFI a salué cette fusion comme un tournant majeur pour le secteur.
« Cette réforme a permis de doter le Burkina Faso d’une structure publique unifiée et mieux outillée pour conduire la politique nationale de finance inclusive. L’innovation et la synergie entre acteurs sont aujourd’hui essentielles pour améliorer durablement l’accès des populations vulnérables aux services financiers », a-t-il déclaré.
Alors que l’édition 2024 avait principalement évalué les mécanismes de financement existants, la session 2025 met l’accent sur les leviers d’innovation susceptibles de rendre l’inclusion financière plus équitable et plus durable.

S’exprimant au nom des acteurs du secteur, Seydou Yaméogo a salué les avancées enregistrées ces dernières années comme la diversification de l’offre de services, l’extension des réseaux, l’essor du mobile money, le renforcement de la protection des clients et inclusion progressive des groupes vulnérables.
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Cependant, plusieurs défis persistent, notamment l’éloignement géographique des populations à faibles revenus des services financiers, le coût élevé des transactions ou encore la persistance de la méfiance envers les institutions formelles.
« L’innovation, qu’elle soit technologique, institutionnelle ou partenariale, est désormais indispensable pour concevoir des solutions adaptées aux réalités du terrain », a insisté Seydou Yaméogo.

Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, le secrétaire général Rachid Soulama a rappelé l’importance stratégique des travaux du CNC-AIF. « Cette session nous offre une opportunité unique d’approfondir nos réflexions et de formuler des recommandations fortes pour améliorer l’efficacité de nos actions. Je vous invite à partager vos expériences et vos propositions afin d’aboutir à des décisions structurantes au bénéfice de nos concitoyens », a-t-il indiqué.
En somme, la Session 2025 du CNC-AIF apparaît comme un rendez-vous décisif de concertation et d’innovation, avec l’ambition commune d’accélérer l’accès des populations vulnérables à des services financiers adaptés, accessibles et durables.
Aurelle Kiendrébéogo
Burkina 24